Vous avez vu quelqu’un avec un carnet plein de sceaux rouges dans un temple japonais ? Ce sont des goshuin. Ce guide explique ce qu’est un goshuin, comment le demander poliment, combien il coûte et comment choisir un goshuincho (carnet de goshuin). En bref : visitez d’abord, puis allez au bureau du temple ou du sanctuaire, tendez votre carnet, payez (souvent quelques centaines de yens) et attendez. C’est un guide de culture et de savoir-vivre, pas de croyance religieuse. Vérifié le 10 octobre 2026 ; histoire, salles du Tōdai-ji et conseils de paiement vérifiés le 19 octobre 2026.

L'essentiel
- Un goshuin est un sceau rouge avec une calligraphie au pinceau qu'un temple ou un sanctuaire vous donne comme trace de votre visite ; ce n'est pas un tampon souvenir qu'on appose soi-même.
- On visite d'abord, puis on demande le goshuin au bureau du temple ou du sanctuaire, en général dans son propre carnet (goshuincho).
- Le prix est fixé par chaque lieu : au Tōdai-ji de Nara, par exemple, 300 yens par goshuin (vérifié le 10 octobre 2026).
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- On trouve en général un goshuincho sur place ; le Tōdai-ji en vend de 1 500 à 2 500 yens.
- Les bureaux ont des horaires, qui finissent souvent vers 16 h–17 h : ne gardez pas cela pour la fin de journée.
Qu’est-ce qu’un goshuin ?
Un goshuin associe un sceau rouge et une calligraphie au pinceau – en général le nom du temple ou du sanctuaire, l’objet principal de vénération et la date – écrits par le personnel du lieu. C’est la trace de votre visite, pas un tampon qu’on appose soi-même comme ceux des gares. Le Tōdai-ji de Nara explique qu’un goshuin s’écrit en principe dans un carnet dédié, au moment de la visite.
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La note de Mikan: Tu achètes ton goshuincho en France avant le voyage ? Choisis un modèle plié en accordéon (jabara) en papier washi épais, pour que l'encre ne traverse pas. Et si tu vas dans des temples et des sanctuaires, prends-en deux.
L’ordre compte donc : on se recueille d’abord, puis on demande le goshuin. Notre guide des règles dans les sanctuaires et temples japonais explique comment faire.
Des offrandes de sutras au carnet de voyage
Le goshuin n’est pas né comme un souvenir. Selon un commentaire écrit pour la base multilingue de l’Agence japonaise du tourisme, les pèlerins offraient autrefois à chaque temple un sutra bouddhique copié à la main (ou le récitaient, ou laissaient une offrande à la place), et le sceau reçu était la trace de cette offrande. La collecte des sceaux remonterait au début du XIIIe siècle, quand des pèlerins portaient des copies du Sutra du Lotus dans des temples de chacune des 66 provinces du Japon. À l’époque d’Edo (1603–1867), l’offrande du sutra avait presque disparu, mais les sceaux sont restés populaires. La copie de sutras (shakyō) se pratique encore : certains temples la proposent aux visiteurs – voir notre guide pour dormir dans un temple, faire zazen et copier un sutra.
Cette histoire survit dans un nom : le bureau où l’on demande un goshuin s’appelle souvent encore nōkyōsho (納経所), littéralement « le lieu où l’on offre les sutras ».
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Chaque goshuin est écrit à la main dans le temple ou le sanctuaire, donc le trait de pinceau et les sceaux changent d’un lieu à l’autre. Les grands temples vont plus loin. Sur la page officielle des goshuin du Tōdai-ji (vérifiée le 19 octobre 2026), neuf salles donnent chacune leur propre goshuin – 13 modèles en tout, du « Kegon » de la salle du Grand Bouddha aux trois différents du Shunjō-dō – et le goshuin de Shukongōjin, au Hokke-dō, n’est donné que le 16 décembre. Deux autres salles n’en donnent pas pour l’instant : le Shigatsu-dō est fermé pour des travaux parasismiques, et l’ouverture spéciale du Kaidan-in Senju-dō est terminée.
Tous les temples ne donnent pas de goshuin. Les temples de l’école Jōdo Shinshū n’en donnent en général pas, même si certains proposent désormais un hōgo-in – une parole bouddhique calligraphiée – à la place. Dans certains petits temples, la personne qui écrit n’est pas toujours là : le commentaire de l’Agence japonaise du tourisme sur Teradomari (Niigata) conseille de téléphoner avant. Avant de partir, regardez le site officiel du temple ou du sanctuaire.
Comment demander un goshuin, étape par étape
- Visitez le pavillon principal et recueillez-vous.
- Trouvez le bureau – cherchez les panneaux 御朱印 (goshuin), 授与所 (juyosho) ou 納経所 (nōkyōsho). Au Meiji Jingū, par exemple, les goshuin se reçoivent au bureau Nagadono devant le Kagura-den, de 9 h jusqu’à la fermeture des portes (le lieu peut changer certains jours).
- Ouvrez votre goshuincho à la prochaine page vide et tendez-le. Dites « goshuin onegai shimasu » (un goshuin, s’il vous plaît) ou montrez simplement la page.
- Payez. Le montant est fixé par chaque lieu – au Tōdai-ji, 300 yens par goshuin. Prévoyez des espèces et, si possible, l’appoint : sur le pèlerinage de Chichibu (Saitama), par exemple, les bureaux ne rendent pas la monnaie, et les pèlerins emportent beaucoup de pièces de 100 yens.
- Attendez en silence pendant l’écriture, et reprenez le carnet à deux mains.
Horaires : n’attendez pas trop tard
Les bureaux ferment plus tôt que beaucoup de visiteurs ne le pensent. Exemples tirés des sites officiels (vérifiés le 10 octobre 2026) :
| Lieu | Où | Horaires |
|---|---|---|
| Tōdai-ji (Nara) – salle du Grand Bouddha | dans la salle | avril–octobre 7 h 30–17 h 30, novembre–mars 8 h–17 h |
| Tōdai-ji – Hokke-dō et plusieurs autres salles | dans chaque salle | 8 h 30–16 h |
| Zōjō-ji (Tokyo) | Ankoku-den | 9 h–17 h |
| Meiji Jingū (Tokyo) | bureau Nagadono | de 9 h à la fermeture des portes (au coucher du soleil : 16 h en décembre, 18 h 30 en juin) |
Dans les grands temples comme le Tōdai-ji, chaque salle donne un goshuin différent : choisissez à l’avance ceux que vous voulez.
Comment choisir un goshuincho (carnet de goshuin)
- Où l’acheter : beaucoup de temples et de sanctuaires vendent leur propre carnet au bureau. Le Tōdai-ji en propose plusieurs modèles de 1 500 à 2 500 yens. Les papeteries au Japon en vendent aussi.
- Format : il y a deux grands types. La plupart sont pliés en accordéon (jabara) : les pages s’ouvrent à plat et l’on voit toute une série de goshuin d’un coup ; d’autres sont reliés au fil (wa-toji) et s’ouvrent comme un livre.
- Taille : un grand carnet laisse plus de place à la calligraphie ; un petit se transporte plus facilement.
- Un carnet ou deux ? Certains gardent un carnet pour les temples et un pour les sanctuaires. Le commentaire de l’Agence japonaise du tourisme note que certains lieux peuvent refuser d’écrire dans un carnet qui contient déjà des sceaux de l’autre religion. En cas de doute, demandez au bureau s’il peut écrire dans votre carnet.
Les goshuin déjà écrits (kakioki)
Certains lieux donnent des goshuin déjà écrits sur une feuille à part (kakioki). Au Soshi-dō du Hōfuku-ji, à Teradomari (Niigata), par exemple, les goshuin ne sont préparés que pendant la fête Tsuwabuki (en général de mi-octobre à début novembre), sous forme de feuilles posées sur un plateau : on se recueille, on met 300 yens dans le tronc des offrandes et on en prend une. Une feuille comme celle-ci se colle ensuite dans le carnet.
Savoir-vivre et choses à éviter
- Demandez le goshuin après la visite, pas à la place de la visite.
- Ne demandez pas de goshuin dans un cahier ordinaire, un agenda ou sur une feuille volante.
- Ne photographiez pas le personnel pendant qu’il écrit sans demander d’abord.
- Les goshuin sont donnés comme trace d’une vraie visite : nous ne conseillons pas d’en acheter à des revendeurs ni de demander à quelqu’un de les collecter pour vous.
- Prenez soin de votre goshuincho – ne le posez pas par terre.
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